Quel avenir pour les aéroports en Auvergne ?

Le journal « Les Echos » est revenu dans son édition du 28 février sur les aéroports régionaux et leurs surcapacités qui entrainent des déficits pour les collectivités territoriales.

En Auvergne, on compte 3 aéroports ouverts au trafic passagers :

  • Clermont-Ferrand Auvergne : aéroport international qui a connu ses années de gloire à la fin des années 90 avec le hub de la compagnie aérienne Régional. Le nombre de passagers est en baisse depuis 2002 : 1 060 795 en 2002, 922 024 en 2003, 621 286 en 2004, 580 937 en 2005, 567 406 en 2006, 513 913 en 2007 et 550 000 en 2008.

  • Aurillac Tronquières : l’aéroport du Cantal propose une liaison quotidienne avec Orly grâce à Airlineair. Le nombre de passagers est stable autour de 19000 par an depuis 3 ans.

  • Le Puy-en-Velay Loudes : Il dessert Orly quotidiennement avec la compagnie Hex’Air et a compté 8 002 passagers en 2008 (+12,3% p/r à 2007)

Dans les années à venir, le trafic aérien devrait fortement baissé. De 1990 à 2030, le secteur aérien aura perdu 39 millions de passagers au projet du train (source Les Echos).
L’Auvergne est pour l’instant épargnée par la concurrence des lignes à grande vitesse mais cela ne sera plus le cas à l’horizon 2020 – 2025 si le TGV Auvergne se réalise.

  • C’est l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne qui devrait en subir de fortes conséquences… Avec l’arrivée du TGV Auvergne, le trafic aérien en direction de Paris sera fortement diminué. Quel avenir pour les liaisons intérieures ? développement du low cost ? développement des vacances charter ? La concurrence sera aussi plus forte avec l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry lorsque l’A89 sera terminée entre Balbigny et Lyon car on gagnera 30 minutes de trajet.
  • L’aéroport du Puy en Velay : les liaisons Paris – Le Puy sont essentielles pour l’économie locale et les relations avec la capitale mais le développement des axes routiers vers Saint-Etienne profite à l’aéroport de Saint-Etienne et même au TGV accessible depuis la capitale de la Loire. Côté brivadois, on est tourné vers Clermont-Fd avec le futur TGV et les autoroutes.
  • L’aéroport d’Aurillac : étant donné l’enclavement relatif du Cantal, c’est peut-être lui qui sera le moins touché à l’avenir la baisse du trafic aérien. Mais la menace pourrait venir de Brives-la-Gaillarde et de son nouvel aéroport à moins de 2h de la préfecture du Cantal.



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