INSEE Auvergne : la démographie facteur de croissance de la Haute-Loire

L’INSEE Auvergne s’intéresse au département de la Haute-Loire dans une nouvelle publication intitulée : La Haute-Loire à grands traits. Quel est le portrait du département : économie, démographie, agriculture ? La Haute-Loire est un département dynamique.

Dopée par la plus forte croissance démographique de la région, la Haute-Loire conserve néanmoins un profil économique traditionnel, avec une agriculture et une industrie très présentes. Elle propose enfin des conditions de vie contraintes par des revenus en moyenne plus faibles et des temps d’accès aux équipements plus longs.

La croissance démographique la plus dynamique des départements auvergnats

Au 1er janvier 2010, la Haute-Loire est le 82e département métropolitain avec 224 000 habitants. Sa croissance démographique est la plus forte des départements auvergnats (+ 0,6 % par an depuis 1999). Ce dynamisme repose à la fois sur un excédent migratoire, essentiellement concentré au nord-est du territoire, et un taux de fécondité élevé (2,09 enfants par femme).

D’ici 2040, le département pourrait gagner 16% de population soit près de 35 000 habitants à condition que ces deux moteurs démographiques se maintiennent. C’est la zone proche de Saint-Etienne c’est à dire le pays de la Jeune Loire qui verra sa population croitre de 32 %, la population du pays du Velay augmentera de + 11 % et le pays de Lafayette +8 %.

Une population active vieillissante marquée par l’agriculture et l’industrie

En 2010, 91 300 personnes résidant en Haute-Loire occupent un emploi, soit 91 % de la population active. Celle-ci se caractérise par un niveau d’études moins élevé qu’au niveau national et une sous-représentation des cadres. À l’horizon 2040, du fait du vieillissement marqué de la population, le département pourrait peiner à maintenir ses ressources en main-d’œuvre, en particulier dans les zones d’emploi de Brioude et du Puy-en-Velay.

Le tissu économique altiligérien se caractérise par sa fragmentation : 94 % des établissements emploient moins de 10 salariés et les structures de plus de 250 salariés sont seulement au nombre de six, si on se restreint au secteur marchand non agricole.

L’agriculture (8 %) et l’industrie (21 %) restent très implantées restreignant la part des services à 64 % des emplois, une proportion très inférieure à celle constatée en Auvergne (71 %) ou en France métropolitaine (77 %).

Des revenus plus faibles et un accès plus compliqué aux commerces et services

En 2010, la moitié des habitants de Haute-Loire vit avec moins de 1 510 euros par mois et par unité de consommation, soit 100 euros de moins que le niveau de vie médian métropolitain. Cet écart s’explique notamment par le poids plus important des retraites dans les revenus déclarés. Compte tenu de leur dispersion sur le territoire, les habitants mettent plus de temps pour accéder aux commerces et aux services qu’en France.

>>> L’étude « La Haute-Loire à grands traits » de l’Insee Auvergne sur le site de l’INSEE.



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