La résistance contre la fusion Auvergne Rhône-Alpes s’organise

Depuis l’annonce du projet de fusion entre la région Auvergne et la région Rhône-Alpes, les réseaux sociaux sont en effervescence et les réactions sont multiples. Certains sont pour et d’autres sont contre. Zoom sur ces internautes et ces politiques qui rentrent en résistance contre la fusion Auvergne-RhôneAlpes.

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Réforme territoriale : le Cantal va-t-il rentrer en résistance ?

Le Président du Conseil Général, Vincent Descoeur indique sur sa page Facebook : « Rhône-Alpes Auvergne…. Le pire des scénarios qui ignore l’Auvergne et plus grave encore condamne le Cantal parce qu’il consacre l’éloignement des centres de décision, ce que je redoute par dessus tout pour le Cantal, ses projets, ses communes, ses entreprises et demain ses emplois. Un mépris total des élus et des ruraux… »

La position du département du Cantal semble compliquée dans cette méga-région. Comment le plus petit département de la région (140 000 habitants) et situé à 4h de routes de Lyon (Source ViaMichelin) va-t-il pouvoir être écouté, aider face aux autres départements plus riches économiquement et démographiquement.

D’après La Montagne, une session extraordinaire du Conseil général du Cantal va être programmée d’ici 15 jours !

Si le Cantal devait quitter l’Auvergne pour rejoindre la région Midi-Pyrénées, ce serait une vraie rupture dans l’Histoire de l’Auvergne vieille de 2 000 ans !

Des pages Facebook contre la fusion

Sur Facebook, les internautes s’organisent en créant des pages Facebook contre la fusion. Voici quelques exemples :

Et vous, êtes-vous pour ou contre la fusion ?



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6 réponses

  1. Joan Marc dit :

    L’Auvergne est une région occitane. S’il doit y avoir une fusion, la logique voudrait qu’elle se fasse avec le Limousin constituant ainsi un ensemble nord-occitan. La région Rhône-Alpes n’a ni queue ni tête et encore moins d’identité et l’associer avec l’Auvergne reviendrait à fabriquer un super monstre qui s’appellerait peut-être RAPA. L’état monarchique n’a aucune limite dans son mépris vis à vis de ce qu’il appelle les provinces. Dans d’autres démocraties européennes on ne verrait pas des bricolages de ce genre. Vous imaginez l’Ecosse avec un morceau du Pays de Galles ou le contraire pour faire des économies ou être plus compétitif ? Et la Catalogne réuni avec un autre morceau du territoire espagnol ? Les régions qui réussissent sont celles qui ont une histoire et une identité ainsi qu’un projet collectif. Non au bricolage territorial manigancé par l’état jacobin !

    • dufour dit :

      Vous semblez oublier que la région Auvergne elle même a été artificiellement constituée.en effet la haute Loire(entre autre)n est pas auvergnate .elle a pourtant été rattachée de force a l Auvergne ce qui ne semble pas poser de problème pour vous

      • Joan Marc dit :

        Effectivement le sud de la Haute Loire fait partie du Gevaudan et est donc plutôt languedocien mais néanmoins occitan comme l’Auvergne. Pour ce qui de Rhône-Alpes il s’agit d’une région faite de bric et de broc, conçue dans la tête des technocrates et politiciens de l’état français ce qui ne gêne peu de gens semble-t’il. L’état français continue à vouloir faire la pluie et le beau temps grâce à la complicité et l’inculture de citoyens français. Dans la région Rhône-Alpes il y a comme on dit en occitan un mescladís ( mélange ) d’occitans dans l’Ardèche et la Drôme, d’arpitans et de savoyards dont une partie aimerait bien partir de cette région. Bref une vraie ratatouille administrative. Et l’état propose d’allonger la sauce.

  2. Alain dit :

    J’aimerai lire des commentaires argumentées pour défendre tel ou tel avis
    Dire » je suis contre », ou dire « cela ni queue ni tête » ne me suffit pas personnellement.
    Je pense contrairement à ce que je viens de lire, que les régions qui réussissent, sont celles qui ont potentiellement le plus de richesse économique au sens large du mot (industries, commerces, universités recherche….)
    et ce n’est pour moi pas perdre  » son histoire ou son identité » que d’être rattaché à une région, la région Rhône Alpes si cela devrait être le cas. Cela ne pourrait-il pas permettre au contraire de fortifier telle ou telle identité?
    La population des l’Isère pour exemple, n’a absolument pas perdu son identité en étant rattaché à la région de Lyon
    Devant « l’adversité » et une majorité le faible ne peut-il pas mieux se défendre. Les auvergnats ne peuvent-ils pas, avec des politiques responsables et dignes de porter ce titre et de les représenter, être aussi forts que les grenoblois par exemple

  3. philauvergne dit :

    Vous pouvez découvrir l’Histoire de l’Auvergne dans un autre article. Toute la Haute-Loire n’est pas historiquement auvergnate effectivement mais une partie tout de même : Brioude, Langeac, La Chaise-Dieu, Allègre.

  4. Tireman dit :

    C’est avec retard que je réagi à cet article, mais cela me permet aussi le recul.
    Mon sentiment sur cette « union » ?
    « Un mariage imposé », c’est je pense le sentiment de la majorité des auvergnats qui ont le net sentiment « d’être cocu » avant même la noce !
    « Un mariage arrangé » dirais-je même, où le sentiment doit s’effacer face à « la raison d’Etat ».
    Auvergnat d’adoption depuis 1955 (je suis du Bergeracois), je me suis laissé emplir par cette farouche province, ses coutumes, sa culture, sa beauté.
    Loin de moi l’idée de contester le bien fondé de cette réforme, mais pas n’importe quoi, n’importe comment.
    Je suis très loin d’être optimiste.
    L’Auvergne avec Rhône-Alpes est une aberration.
    L’Auvergne va tout simplement se faire bouffer par l’ogre lyonnais.
    Rhône-Alpes, ce sont 8 départements, c’est la 2ème région de France, et la 6ème région européenne.
    Que pèse l’Auvergne avec ses 4 départements ?
    Un « mariage » avec le Limousin qui comporte 3 départements aurait été plus équilibré pour nos deux régions.
    Une région axée sur le Massif Central.
    Dans le cadre d’un équilibrage respectueux d’un territoire, d’une culture, une région Auvergne-Limousin eut été bien plus cohérente, car nous avons pas mal d’atouts et d’intérêts communs.
    Evidemment, Auvergne et Limousin ne sont pas des régions de grande industrie, mais elles ont d’autres atouts, entres autres, le tourisme, enfin, si les « escroclogiste » veulent bien nous lâcher la grappe avec leur éoliennes géantes !
    Si je peux me sentir assez proche d’un creusois ou d’un corrézien, je n’ai par contre aucun point commun avec un savoyard, et encore moins avec un « gone », qu’ils veuillent bien m’en excuser.
    Conséquence annexe de cette union contre-nature, je peux dire que c’est définitivement plié pour la liaison ferroviaire de Clermont à Tulles. Si Auvergne et Limousin avaient constitué une même région, cette transversale est-ouest était sauvée.
    En gros, le « jacobinisme » a encore frappé…
    Le Limousin à été offert à Mme Royal pour « service rendu à la couronne », et donc, il fallait bien se débarrasser de l’Auvergne.
    Ceux, très rares, qui se sont réjouis de cette alliance « contre-nature » risquent de déchanter… L’Auvergne sera le parent pauvre de Rhône-Alpes, et en sera réduite aux taches ancillaires… Beau gâchis !
    Je pense qu’il faudrait une mobilisation populaire dans notre région, tant qu’il est encore temps, qu’une pétition populaire et citoyenne réclame une révision de ce partage.
    Oui à une Région Massif Central !

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